mardi 5 avril 2011

Spring breaking heart-beats !

Femi Kuti - Day by Day (probablement mon morceau préféré de Femi)
A noter : le remix de Chinese Man, pas mal du tout
 

A propos de Chinese Man, un joli remix du pudding à l'arsenic (culte et over culte - abite omnes in malum cruciatum)

Wax Tailor - Que sera

Et enfin, puisque tout ça était très "Chinese Man" : I've got that tune

Le Tourni

C'est un peu épuisant cette année.
l'emploi du temps change tous les deux mois, je dois concilier concours et enseignement, et lucky me, contrairement à d'autres je n'ai pas de mémoire à gérer par dessus.
Alors voilà, j'ai dit bonne route à mes élèves, parce que oui, quelque part ce sont quand même un peu mes élèves, alors qu'eux m'ont tendu un rasta fish signé de leurs petites (mais ô soulagement, ils l'ont fait dans le cours d'un autre prof). Oui parce que je suis partie un premier avril....
J'ai retrouvé avec ennui, avec colère, avec lassitude les bancs de l'université pour une pseudo formation et les attaques des moustiques dans l'appartement de nuit.

Mais heureusement au milieu de tout ça, pour la joie, il y a eu l'amour dans une usine à poisson, beaucoup de vélo sous le ciel en citronnade, des agneaux au milieu des montagnes, une dizaine de parties de Piou Piou, La petite sorcière du tonnerre et des 7 familles avec L. Une grande partie de balle aux prisonniers juniors et seniors mélangés. Des petits bouquets de fleurs dans la main de R., des aubépines, et des petites grenouilles qui me ramènent autant vers l'Irlande que vers la Slovénie.
Des toiles d'araignées, disais-je.
Pour la joie, disais-je.

Alors, ça va, je veux bien du tourni, tounicoti, tournicotons, encore même sous la pluie.

vendredi 1 avril 2011

Ils sont fous...

Alors que je me prépare à un match tendu avec certains élèves n'ayant pas digéré leur note, je corrige un paquet de copies d'interros sur la poésie...

Et là, stupeur...
Tremblements...

Fou rire...

Un élève ayant fini en avance m'a fait un "où est Charlie ? " sur sa copie et ce n'est pas tout  car ce Charlie "c'est un vicieux" (sic) je dois aussi retrouver son bonnet sa canne, ses lunettes, son oeuf de Pâques et sa bouteille d'eau !

Ils sont fous !

samedi 26 mars 2011

Les journées à plusieurs journées

Est-ce que vous voyez ce que je veux dire ? Ces journées à plusieurs journées ? Ces journées un peu invraisemblables parce que vous avez l'impression d'avoir vecu tellement de choses différentes voire contradictoire que tout ça n'a pas pu se passer en quelques heures, mais en fait si ?
C'est un truc qui m'arrive régulièrement. J'ai pas l'impression d'avoir une triple vie et pourtant y'a des jours où le patchwork me guète. Où on ne sait plus trop où sont les coutures qui relient tout ça. Où est le lien. Où pas grand chose à part le corps, sa continuité rattache ce qu'on est une heure et ce qu'on est l'instant d'après. Parfois j'ai l'impression que seule cette fatigue du corps, de la chair et des muscles qui ont enregistré tout ce que j'ai vécu, me rattache à moi-même.
Jeudi, je donnais des cours, c'est le jour un peu maudit pour les premières. Sans entrer dans les détails, c'est une après-midi longue et difficile pour eux comme pour moi. La différence, c'est que j'ai appris à être tenace, a trouver des ressources et de l'énergie, à ne pas abandonner. Pas eux. La différence, peut-être, c'est que j'ai conquis petit à petit des facultés de travail et de concentration et qu'eux ne voient pas tellement l'intérêt de l'effort. Je ne dis pas ça par passéisme ou par mépris, je me rappelle trop bien de la personne que j'étais à 17 ans. Je trouve juste que leur manque de tenacité est un peu triste. Qu'ils ne se rendent pas compte que c'est eux-même qu'ils pénalisent en ne considérant le français que comme une matière mineure au bac. En n'essayant même pas de maîtriser ce code commun indispensable. J'ai laissé passereaucoup de choses. Trop peut-être. Un partie de petit bac (ils en sont trop fiers), des retournement intempestifs, un vocabulaire inapproprié (mais genre vraiment inapproprié). Mais leur grossierté, ce jour là, était de trop. Je les ai vu hier, dans la joie et dans la bonne humeur. Leur émotivité m'épuise. Leur over-débordement aussi.
Et puis j'ai fait de la route, avec des muscles tendus et douloureux. J'ai profité des paysages incomparables (si si) du Bugey seule, dans la voiture, longtemps. Belley m'attendais, j'allais être en retard mais j'allais y être quand même. Je me demandais comment ressurgiraient ces sortes de fantômes d'un moment hors du temps. Quelles formes auraient ces silhouettes si bien dessinées dans le décor normand. (pour la peine, je réouvre temporairement le mini blog "Irons nous plus loin ?") Au bout de la route, dans "l'or du soir qui tombe" (désolée, j'ai relu plusieurs fois "Demain, dès l'aube..." pour les cours), il y a les arcades et la pierre, et la salle. J'entre avec le moins de bruit, d'éclat possible. J'ai manqué la moitié de la conférence. Elle est là, et ses yeux se ferment parfois, le front contre les mains. La fatigue, la concentration. Elle est requise par ces rencontres, par ces réunions. Elle se rend disponible, au service de l'oeuvre. Il y a une autre elle, avec qui nous avions longuement discuté. Et puis quelques lui aussi, moins proches. Des profs, tiens donc. Nous sommes peu nombreux dans le public, je crois être la seule de ma génération. Cela m'attriste. A la fin, il y aura des poèmes sortis des livres. Et puis des discussions plus "confidentielles", dans la douceur de l'entre-deux. Elle glissera quelques mots à mon sujet, à une connaissance, quelques mots qui me font dire que j'ai réussi à communiqué mon travail, ma passion, ma douleur aussi peut-être. Que ces pages blanches un peu rigides ont été reçue avec amour et bienveillance. Il y aura les bras, la fatigue avant de se reprendre, de continuer. Il y aura la correspondance.
Tout ça a duré bien longtemps, bien trop pour que je sois à l'heure au rendez-vous. Plus de forfait, pas d'appel. elle va attendre devant l'ordi. J'essaye de me dépêcher.
La route est revenue, avec une halte-hamburger (c'est tout ce qui était ouvert), puisque le creux qui n'avais jusque là pas eu la place de s'exprimer se faisait béant. Et la nuit, les pierres, les routes sans éclairages, la solitude presque bienheureuse malgré la fatigue découpe mes jambes. Une pause-pipi dans le nulle-part, dans une certaine peur enfantine. La radio tourne, puis plus, puis encore. Le choix de la route. J'hésite. Je prends la minuscule route qui gravit la petite montagne, qui se perd dans les bois, qui tombe dans des précipices. Je me plante, je fais quelques allers-retours pour rien. Je vais arriver tellement tard. I'm so mad.
Et puis, si près de l'arrivée, je m'apprête à croiser une autre voiture. Qui s'arrête. Je m'arrête un peu avant, j'ouvre la fenêtre. Une biche convulse sur le sol. Je ne sais pas quoi faire. Elle n'arrive pas à se relever, je ne sais pas comment l'aider. Je panique devant ses grands yeux. Devant sa peur, son angoisse, sa détrsse. Un homme descend, il l'a heurtée il ne roulait pas vite mais n'a pas pu l'éviter parce que j'étais en face. Un grand silence s'installe entre nous trois. Prise à la gorge. La blessure est trop grave. Il me dit, avancez, je vais abréger ses souffrances. Je suis rentrée, un peu paralysée, choquée. La peur dans ses yeux, et ses mouvements désespérés pour y arriver.
Parler, écrire, expliquer le coup de fil raté. Dormir. Demain, il y a des copies à corriger.

jeudi 24 mars 2011

Trust me

Si je vous raconte ma soirée en vous disant qu'il y a eu un gros coup de gueule dans une classe de première, une question sur le lien entre poésie et lobe pré-frontal, un mot qui me ferait presque dire "bon ça va, je peux mourir maintenant", une biche agonisante, des routes improbables, et quelques retrouvailles cerisiennes, je crois qu' "y dit qu'il voit pas le rapport".
J'essaierai de vous raconter demain, là je suis trop fatiguée et trop en colère d'avoir manqué un coup de Skype qui me tenait vraiment vraiment à cœur !

mercredi 23 mars 2011

O yeah !

J'aime bien l'idée que quelqu'un soit arrivé ici en cherchant "où boire une Smithwicks à St Etienne".
Cher amateur de smithwicks anonyme, si tu repasses par là, sache que la Smithwicks n'est pas exportée en France. Le producteur exporte une bière relativement proche, la Kilkenny.
Désolé de décevoir cet espoir fou. Point de Smithwicks à St Etienne malgré les pubs très chouettes qui s'y trouvent (mon bon souvenir au Smoking Dog - je leur en veux pas d'être un pub anglais). La bonne nouvelle : reste plus qu'à partir pour prendre l'Eire !  



(sorry pas de vrai note de blog en ce moment. ça reviendra peut-être... ^^)

mardi 22 mars 2011

Journalisme

Vu dans une grille de mots croisés du journal
Le mot : épouse
La définition : femme de ménage

Le jeu de mots peine à me faire sourire